En 2026, deux expositions majeures sur le mouvement artistique de l'Art Urbain à travers plusieurs expressions du courant du Street Art. L'exposition à La Villette intitulée "Beyond The Street: Les légendes du Street Art & du Graffiti" se termine le 30 août & l'exposition à La Défense intitulée "Zoo Art Show" a lieu jusqu'au 30 décembre.
EXPO BEYOND THE STREET - LA VILLETTE
L'exposition s'étend sur une superficie de + 3.600 m² avec des espaces conçus pour récréer des univers où l'Art urbain est né. Dès l'entrée à la Grande Halle, le visiteur entend au loin le métro. Cette animation fait sens avec l'exposition au 1er étage où une rame est exposée au public.
Au cours du parcours, on découvre les œuvres de + 100 artistes, dont Shepard Fairey, "Obey", JonOne, Felipe Pantone, Yoshi Omori ..... parmi les œuvres présentées, il y a des créations impressionnantes et immersives avec des sonorités pour faire partager un moment d'émotion d'une certaine époque.

Le combat de Shepard Fairey avec plusieurs collectifs de street art a été de construite une certaine identité graphique avec son propre langage afin de sortir le graffiti des rues vers les lieux culturels (galerie d'art, festival, .... musée).
Au fil du temps, l'artiste s'est imprégné des travaux artistiques d'artistes du courant du Pop Art, comme Andy Warhol avec son approche personnelle en intégrant plusieurs univers dans ses créations. La problématique était identique, obtenir une reconnaissance de leur Art dans le monde de la Culture internationale à l'égal des maîtres de la peinture contemporaine.
Depuis ce combat, le Street Art est devenu un courant artitisque de l'Art Urbain. Il est enseigné dans les écoles d'Art du monde entier.
Certaines créations artistiques créent des univers très personnels propres à projeter le visiteur vers un monde parfois onirique, parfois angoissant .... Cette exposition propose plusieurs facettes de l'Art urbain qui s'est développé depuis l'ère des premiers graffitis sur les espaces publics à la sauvette.
Grande Halle de La Villette, 211 av. Jean Jaurès, 75019 Paris Tél:
Horaires: ouvert du 27 mai au 30 août, le mardi, mercredi & jeudi de 14h à 20h; le vendredi de 14h à 21h, le samedi de 10h à 21h & le dimanche de 10h à 20h
A partir du 7 juillet, ouvert le mardi, mercredi, jeudi & dimanche de 10h à 20h, le vendredi & samedi de 10h à 21h
Tarifs: adulte à partir de 22,90 €, jeune (de 4 à 11 ans) à partir de 17,90 €, enfant (- 4 ans) gratuit
Le marché de l'Art contemporain s'est ouvert aux graffeurs du mouvement du Street Art. Les graffeurs de la première heure réalisaient leurs œuvres dans la clandestinité, car ils étaient pourchassés. Aux États-Unis, on situe les premiers tags à l'artiste Combread dans les années 1960. En France, au cours de la période de mai 1968, il apparaît des tags sur des murs publics, des wagons ... de manière illégale. Parmi les précurseurs français, on peut citer Gérard Zlotykamien, Ernets Pignon Ernest, et des artistes de rue anonymes qui graffaient sur différents supports dans des lieux désaffectés.
Au fil des années, l'Art urbain commence à se structurer, les collectivités territoriales commencent à faire appel à ces graffeurs pour réaliser des commandes publiques avec les murs peints sur des façades d'immeubles comme à Lyon. Le regard sur les graffitis comme une verrue fait place à un regard bienveillant sur l'Art de la Rue comme élément d'embellissement de la cité.
Depuis cette époque, les artistes de ce courant artistique sont devenus des artistes côtés intégrés à l'Art contemporain. On peut citer Shepard Fairey avec son affiche de campagne du candidat à l'élection présidentielle américaine Barak Obama "Hope" avec une affiche originale signée de l'artiste vendue aux enchères à 108.000 $ en 2020, Banksy avec son œuvre "Love is in the Bin" avec un processus d'autodescrution partielle vendue 21,8 millions € en 2021, Invader a vendu son œuvre "Rubik Mona Lisa" à 520.000 € en 2022, .....
Depuis 2025, la demande mondiale sur les œuvres d'Art contemporain, dont du Street Art est en baisse. Aujourd'hui, les acheteurs cherchent à acquérir des œuvres d'artistes côtés, parfois sur des murs où le graffiti était illégal.
EXPO ZOO ART SHOW - LA DEFENSE
Au cœur du quartier de La Défense, une tour de verre, un immeuble d'une superficie d'environ 3.800 m² est investi sur 5 étages au sol au plafond avec les escaliers par 500 artistes de l'Art Urbain. L'idée a été de concentrer un éventail international représentatif dans un espace limité où certaines œuvres ont été réalisées sur place lors de performances devant le public.
Le visiteur déambule librement dans les différents étages à la découverte d'une grande variété de style de l'Art Urbain. A chaque étage, il y a plusieurs styles qui cohabitent sans logique apparente. Parfois, le public à l'impression de se projeter dans des ambiances datées d'une certaine époque où les graffitis ... étaient réalisés à la sauvette dans des lieux interdits dans les espaces publics.
Au niveau de notre reportage, il a été décidé de vous présenter un large éventail représentatif de chaque étage. Ainsi, ce résumé photographique permettra aux futurs visiteurs d'avoir une connaissance de ce lieu artistique à vivre pour les amateurs des différents courants du street art.
IIe Etage
En empruntant l'escalier, on a déjà un aperçu avec les tags des messages véhiculés par certains tagueurs. A chaque étage, il y a une info sur l'orientation artistique des fresques, des tableaux peints ....

Au niveau de l'info, il est placé à côté de chaque œuvre un QR code afin d'obtenir un descriptif de l'artiste et de l'œuvre exposée.


Devant cette œuvre collective où dans un même espace cohabitent des dizaines d'œuvres, la découverte d'une œuvre repose sur un ressenti vis-à-vis d'un message, d'un support, d'un esthétisme, d'une couleur ...

Dans chaque salle, on survole les œuvres et, parfois on s'attarde sur quelques compositions qui attirent le regard, comme les œuvres de ce reportage.


Les premiers graffeurs ont souvent été inspirés à travers leurs relations artistiques avec des groupes musicaux, des peintres, des écrivains .... qui portaient des messages de constestations sociales. Dans ce cadre, on peut citer l'américain Shepard Fairey "Obey", l'anglais Bansky, ...
L'américain Shepard Fairey est l'une des figures emblématiques de l'Art Urbain. Il s'est impliqué avec des collectifs de graffeurs afin d'imposer le graffiti comme une expression artistique avec son propre langage. Au début de cette forme d'art était réalisé en catimini dans les rues appelées aujourd'hui, l’Art urbain, ils étaient pourchassés par les forces de police et ils étaient condamnés par la justice. Leurs graffitis étaient supprimés pour ne pas dégrader les lieux de vie des centres-ville. Chaque graffeur devait marquer son territoire dans des lieux inaccessibles pour espérer s'exposer pour un temps. Ces verrues urbaines sont devenues les symboles de l'expression artistique d'une jeunesse en marge de la société qui réinterprète la lecture des codes de la civilisation occidentale.
Le graffeur anglais Banksy a su créer une identité visuelle dans ses graffitis réalisés à l'aide de pochoirs. Au niveau graphique, ses personnages préférés sont le rat, le singe, la personne âgée, le policier, le soldat, l'enfant .... avec une composition artistique au service d'un contenu anticapitaliste, antisystème ..... antimilitariste où il utilise un slogan humoristique ou acerbe.
En 2005, lors de son exposition "Crude Oils", il présente quelques œuvres avec une réinterprétation des tableaux de Claude Monet et de Vincent Van Gogh. L'irrévérence de l'artiste va défrayer les médias culturels, ce qui a engendré une forte demande des collectionneurs sur certaines œuvres comme "Show Me The Monet" vendue aux enchères à 7,551 millions £ en 2020, "Vandalised Oil" vendue à 4,332 millions € en 2022, "Trolley Hunters" vendue 4.925 millions € en 2021, "Thower" vendue 400.442 € en 2023.











IIIe étage
Dans la continuité, on enchaîne les œuvres sur différents univers propres à chaque graffeur. Chaque artiste travaille son identité visuelle en intégrant les diverses influences artistiques du monde du Street Art, mais aussi des œuvres majeures de la peinture internationale et de la musique. Cette intégration génère des réinterprétations propres au parcours de chaque graffeur.

A cet étage, la perception artistique du visiteur est confrontée à plusieurs univers où la technologie ou le graphisme sont prédominants.























IVe étage
Au 4e étage, on continue à arpenter les couloirs graffés et l'on pénètre dans les différentes salles où l'on découvre de nouvelles œuvres plus ou moins imposantes.





































Ve étage
Le 5e étage est consacré à la période de l'émergence des graffitis dans les lieux désaffectés et interdits. On retrouve les premiers graffitis sur les murs, les plaques signalétiques ... Ce retour aux sources permet de mesurer le parcours artistique des graffeurs où seuls quelques graffeurs deviennent des stars de l'Art contemporain, comme Banksy, Shepard Fairey, Invader.














Cet environnement glauque projette le public dans les lieux fréquentés il y a quelques décennies. Dans certains quartiers populaires désertés, on retrouve cette atmosphère avec ce type de graffiti.
La visite se termine à travers cette immersion artistique. L'impression qui se dégage par la profusion des ouvres exposées est que le Street Art est un courant artistique dynamique avec de la créativité, de la maîtrise technique et un langage vivant.
Zoo Art Show 4 place de La Défense 92800 Puteaux
Horaires: ouvert jusqu'au 30 décembre 2026 du mardi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs visite libre: adulte (de 26 à 64 ans) 14,90 €, sénior (+ 65 ans) 11,90 €, jeune (de 18 à 25 ans) 11,90 €, enfant (de 4 à 17 ans) 8,90 €, enfant (- 4 ans) gratuit, Famille (2 adulte & 2 enfants) 40 €




